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Étoile des neiges
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LE MOT MAGIQUE Immobile dans le silence, face à ma page blanche, je guettais le poème sur sa branche, quand un mot, un seul, sur ma feuille me fit soudain un clin doeil. Vêtu d'une tendre tunique, magnifique et polyphonique, l'haleine parfumée de pollens, sans gêne ni peine, il sifflotait gaiement sa cantilène. Puis sans préambule, me prit la plume pour une valse à la lune. Nous dansâmes ainsi sur toutes les portées effrontées des priapées et des napées. En un trait, sur toutes les amabilités et gracieusetés de cet Enchanté. Je me sentais si bien dans ses bras épris ! Aussi légère quun pur esprit ! Aussi lisse et novice quun lys ! Ce mot, cet aventurier si primesautier, si bien accordé aux hyménées des années, obstiné aux cycles terribles dune nature corruptible, néanmoins, menait bravement ses plus blancs nuages jusquaux plus noirs orages. Et si par rafales de giboulées échevelées, il préparait les blés et sur le dos des dunes semait ses runes, ses doigts bavards, à la saison épinglaient en secret ses premiers bourgeons, et à tous les êtres ouvraient ses fenêtres au bien-être. Ce mot si inconstant, si palpitant, parfois si insolent, si suffisant, mutin le matin, Hardi à midi, muse à langélus, Puis soumis à la nuit Ce mot aussi frais qu'un nouveau-né, l'avez-vous deviné ? Cette douceur qui envahit le coeur et tout doucement s'épand dans le sang, Ne serait-ce pas : PRINTEMPS ? |
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