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Étoile des neiges
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LES MOTS Muttum en latin, ou français bon teint, les mots en leur anatomie différentielle, des leurres nont peur et à la prudence ny pensent. Et, si gâtés par la méchanceté, certains osent toutes métamorphoses, la charité vite fait recompose leurs anamorphoses, et si pour la vérité, ils ont le doigté, la manière et la lumière ou pour la fausseté plus de facilités, de ruses et de duplicités, toutes ces commères du phonème, nen bousculent pas moins les systèmes et les problèmes quelles essaiment. Et si par ailleurs les beaux parleurs, ces discoboles de la faribole qui caracolent lhyperbole ou violent la parabole, avec les tartufes du bluff et de la frime qui griment ou briment le légitime, tous ne sont que tromperies ou vérités qui rient, que Cambronne couronne dun trait historique Quant aux instruits et les érudits qui avec désinvolture, enflures et emphases mènent la phrase à la paraphrase, ou nen déplaise la thèse à lantithèse, ils ne sont pas plus à laise dans leur mayonnaise. En un mot, tous ces mots qui plaident leurs maux sont capables de sublimer comme de ruiner lobjet de leur sujet. Restent les purs, les obscurs qui nont cure des atours de lécrit ou du discours : les poètes, ces chantres qui enchantent et se pâment aux épithalames de lâme. Se régalent aussi du madrigal, de lentrain du quatrain ou de de la frénésie de la poésie. A vrai dire, et sans rire, les mots ne sont-ils pas de toute langue le fleuron ? Toutefois, il est un mot qui a toujours le dernier mot, celui qui vient, mine de rien, avec son drôle dR à tous couper lair. « MORT » |
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